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Mon rayon de soleil, Sharly, est décédé le 8 novembre 1998. Aujourd'hui, je suis une survivante et je me suis reconstruite tranquillement avec le temps. Je souhaite vous partager cette route rempli de larmes et de bonheur. Bonne lecture

Rush et petite pause

Salut chers lecteurs,

Je voulais simplement vous dire que je ne vous oublie pas...

C'est la rencontre du rush de mi-session à l'université et du nouveau contrat au boulot qui chamboule mes horaires. Je manque un peu de temps....

Donc, je vais espacer mes "posts" un peu

xxx

Extrait d'un chapitre: "Deuil"

Un certain dimanche en revenant du cimetière Magalie s’est mise à me poser bien des questions sur la mort, sur Sharly… vraiment beaucoup de questions.

Entre deux questions j’ai osé lui demandé si elle aimerait voir un petit film de sa grande sœur. Ses yeux se sont émerveillés et elle m’a dit :

‘’ ah oui maman je veux la voir ‘’

Il y a quelques photos de Sharly dans la maison et au moins une chez chaque membre de notre famille élargie. Les enfants ont bien vu son image et elles se sont fait une représentation personnelle de leur grande sœur. Sujet que je laisse totalement libre à mes filles. Il est évident que nous allons régulièrement au cimetière et quelques fois je les entends dire que Sharly demeurent au château (l’église). Ce qui me fait sourire, ah les princesses. Je leur réponds qu’elle est surtout dans leur cœur.

Donc, nous nous retrouvons à la maison et je sors la cassette des trois minis films que j’ai de Sharly. Il y en a un alors qu’elle était bébé à la fête de mon filleul, elle a environ 3 mois. Le deuxième c’est à pâques, elle a presque qu’un an et elle est chez ma mère pour la journée et joue avec les poupées qui sont encore chez leur grand-maman aujourd’hui. Le dernier c’est à sa fête de deux ans, c’est le seul film où on l’entend parler un peu. Elle a toujours été très gênée.

Ce film me touche beaucoup, mais je reste discrète pour ma fille.

Magalie a vu dans ce film sa sœur, mes également son cousin et ses deux cousines, elle m’a vu moi, elle a vu Ian. Je crois que ce fût le déclic dans sa tête l’élément qui lui manquait pour comprendre que Sharly n’était pas juste une image dans un cadre. Elle a existé pour de vrai.

De voir Sharly vivante ça lui a fait vivre de la colère, de l’injustice et de la peine, beaucoup de peine. Elle était choqué de ne pas pouvoir jouer avec elle, de ne pas la connaître. Magalie a pleuré beaucoup et elle a entamé un deuil. Ce fût une expérience vraiment troublante pour Ian et moi. Ce deuil c’est étiré dans le temps et j’ai encouragé Magalie à le vivre pleinement peu importe nos préjugés, car sa peine était vraiment sincère. Ian a eu plus de difficulté que moi, lui était un peu choqué de tout ça. Moi j’étais impuissante et émue, terriblement émue de voir ma fille pleurer sa sœur qui était déjà au ciel bien avant sa naissance.

Suis-je une mère égoïste et méchante de voir mon enfant pleurer et d’en retirer du bonheur, parce que ma première fille décédée vie un peu dans les larmes de Magalie.

Que je sois égoïste ou non, sa peine était réelle et je ne pouvais rien n’y faire. De toute façon j’avais porté cette peine également durant sa grossesse, peut-être qu’elle était encré en elle.

Lorsque sa peine s’est calmée et que son acceptation fût un peu faite elle avait tissé un lien privilégier avec sa sœur ce qui ne pouvait être que positif.

Extrait d'un chapitre: "7 ans"

Ce matin le soleil s’est levé pour le 7e anniversaire de Sharly…

Je suis en congé de maternité. Nous nous sommes rendus tous les 4 sur sa pierre tombale, j’ai allumé un numéro 7, je lui ai apporté des fleurs… une pour chaque membre de la famille.

Magalie a collé plein de collant sur la tombe, un peu n’importe où, mais c’est très joli. Je lui ai remis une feuille pour elle.

Nous lui avons chanté bonne fête. Cette petite chanson me rend heureuse. Je suis contente de lui faire ce moment d’anniversaire avec nous tous, que Magalie ait chantée avec moi, même Ian a chantonné un peu. Ça me touche de voir que mes filles vont sûrement lui faire une place dans leurs cœurs elles aussi.

C’est tranquille au cimetière et il fait beau.

‘’ Je t’aime ma grande, je m’ennuie de toi…’’

Qu’est-ce que tu serais devenue, à quoi tu ressemblerais à 7 ans… c’est difficile d’imaginer.

Maman te revois encore partir ce matin là avec ton sac à dos rouge et ta petite chaudière verte. Tu avais le sourire, tu étais tellement contente. Pourquoi n’as-tu pas 7 ans aujourd’hui pour de vrai… J’aimerais tant te faire un gros câlin, sentir tes cheveux sur ma joue. T’entendre me raconter ta journée d’école… Te préparer une petite fête avec tes amies.

‘’ Qu’aurais-tu souhaité avoir pour tes 7 ans ? ‘’

Je ne le sais même pas !

Je suis ta mère et je ne le sais même pas ce que tu aurais aimé, quel serait tes goûts aujourd’hui. Comment aurais été ta chambre, quelles couleurs aurais-tu préférées !!!

Je ne pleure pas, je ferme simplement les yeux et je laisse le soleil venir réchauffer ma peau. Comme si Sharly pouvait venir m’embrasser sur la joue.

‘’ Bon anniversaire ma grande, je t’aime. ’’

Extrait d'un chapitre: "8 ans"

Ce matin le soleil s’est levé pour le 8e anniversaire de Sharly…

Nous nous sommes rendus sur sa pierre tombale, j’ai allumé un numéro 8, je lui ai apporté des fleurs…et un ballon. J’avais envie d’innover cette année.

Nous lui avons chanté bonne fête avec plus de voix. Nous étions 4 à chanter. Ça commence à ressembler à une vraie réunion de famille. C’est agréable cette tradition.

J’ai laissé les filles s’amuser à coller plein de collant sur la tombe, ça me fait sourire de les voir.

Je sens cette petite vie en moi, je regarde mes deux doudounes bien vivantes et je suis au pied de la tombe de ma plus grande. Je regarde la vie au pied de la mort…

Bonheur et tristesse.

Une chance que j’ai le soleil pour me réchauffer le cœur un peu. J’aimerais ravoir ma naïveté, croire que ça n’arrive qu’aux autres. Que mes enfants vont vivre vieux, heureux et en santé. Qu’ils vont m’enterrer un jour et plus jamais le contraire.

Magalie est maintenant plus vieille que Sharly ne l’a jamais été.

C’est difficile de mettre des mots, chaque anniversaire c’est la même tristesse, la même peine, le même vide. Le temps passe et elle me manque toujours. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle n’est plus là.

Ma vie a repris son fil, mais moi je n’y suis qu’à moitié.

‘’ Je t’aime ma grande, bon anniversaire, je m’ennuie de toi.’’

Extrait d'un chapitre: "Une vie qui grandit"

Ma grossesse était belle et pas super en même temps. En fait, je n'ai pas trop profité de mon état. Comme c'était ma 4e grossesse, j'avais un peu fait le tour de la question, j'avais surtout hâte d'avoir mon petit bébé entre les bras et de savoir si c'est une fille ou un garçon. Et j'en avais vraiment ras le bol de me faire dire que j'étais dont grosse et que je devais sûrement accoucher dans les jours qui viennent alors que je n’avais pas encore 6 mois de fait.

Mais au moins elle était vraiment désirée cette petite vie. Les autres aussi l’était, mais il y avait quelque chose de plus pour ce bébé. Une paix à l’intérieur de moi. Un genre de bonheur, une certitude… moins de doute, moins de peur. C’est comme ci je pouvais peut-être reprendre une vie, ma vie.

‘’ Peut-être que oui…’’

‘’ Non, je ne crois pas. Non, je ne veux pas. ‘’

Extrait d'un chapitre: "Trop petite"

Je ne sais pas si vous vous rappeler pourquoi nous avions choisi cette maison où nous vivions. Une maison tout près du cimetière dans un joli quartier, mais… C’était une maison de célibataire, une maison juste assez petite pour être certain de ne pas avoir d’enfant. Un petit 4 ½ avec un sous-sol…

Il y a une chambre des maîtres et une 2e chambre relativement étroite où dorment déjà Magalie et Élodie. Je suis enceinte... où va-t-on mettre ce bébé ? Magalie est trop peureuse pour descendre en bas. Élodie est trop petite, je la garde près de moi.

Pourquoi c’est juste maintenant qu’on pense à ce détail. Je ne veux pas déménager. Depuis les marguerites je sais que notre place est ici. De toute façon les maisons sont rendues bien trop chères et une maison à 4 chambres dans le coin, il n’y en a pas des tonnes et les seules qu’il y a ne sont pas dans notre gamme de prix.

Une idée a tranquillement fait son chemin dans notre tête… très tranquillement. Après tout mes parents ont dû faire la même chose lorsque je suis arrivée dans leur vie.

On devrait agrandir la maison.

Mon chum n’est pas bricoleur pour 5 cents. Et franchement je ne m’y connais pas non plus. J’ai essayé de faire des plans sur ordi… rien à faire on n’y arrive pas.

Et puis un beau jour, alors que je patientais en file à l’épicerie, je vois une photo de notre maison sur un magasine de rénovation. Ce n’était pas notre maison évidemment, mais elle était pareil, la même brique rose en plus ! Juste à côté il y a la photo après rénovation.

‘’Wow, c’est beau !!! Ils ont fait un 2e étage sur la partie la plus basse !!! ‘’

J’achète la revue.

C’était la réponse à nos questions, il y avait même des contacts de conseillés et des références pour les plans sur mesure. Nous avions tout.

Le projet était lancé et go nous étions partis. Le permis de la ville, le prêt à la banque tout a passé. La rénovation va commencer en février prochain et tout sera prêt pour l’arrivé du bébé en juin.

‘’ Chéri, le timming est génial !! ‘’

L’entrepreneur va faire les murs extérieurs finis, le toit, les divisions, et nous on va faire le gypse, les joints, les planchers, les moulures et la peinture nous-mêmes.

‘’ Ça va être super ! ’’


Extrait d'un chapitre: "Encore l'Halloween"

Magalie a maintenant 2 ans, Élodie a quelques mois et je suis enceinte… J’ai acheté un manteau de coccinelle pour Élodie et Magalie tenait à remettre son costume de lion.

Nous n’avons pas vraiment décorée la maison à peine un peu plus que l’an passé. Mais on a décoré une citrouille les trois filles ensembles. Il y a eu de la glu de citrouille partout dans la cuisine, sur les filles…partout.

Nous avons passé faire le tour de quelques maisons…

Cette fête me fait toujours de la peine…

Me promener dans le quartier avec les maisons décorées… j’ai des souvenir qui reviennent à moi. Magalie est à peine plus jeune que Sharly à son dernier Halloween. Je me permets d’être nostalgique et de sourire pour Magalie en même temps.

Mes filles sont belles à voir. Magalie fait sa grande en se promenant de porte en porte, elle n’est pas timide et surtout très enthousiaste. Élodie est tranquille dans son carrosse et papa l’apporte dans ces bras aux maisons. Je suis fière de mes filles. Je suis contente de les avoir dans ma vie. Elles vont me mettre un peu de bonheur dans cette fête toujours si triste pour moi. C’est ça la vie, c’est plus fort que tout. La vie me pousse en avant.

Extrait d'un chapitre: "3 petits points..."

Nous sommes en été, Élodie a 6 mois, Magalie va avoir 2 ans et je souhaite avoir encore un autre enfant. Je n’ai pas d’identité à retrouver, ma coupure s’est faite avec Magalie, mes souvenirs se sont vécus avec Élodie. J’ai besoin d’un bébé de plus, un bébé comme normalement j’en aurais eu, sans référence aucune. Un bébé qui ne me soignerait rien, juste un bébé pour le simple plaisir de donner la vie à un petit être humain.

J’en avais quand même plein les bras avec Magalie et je croyais sincèrement que l'idée me passerait un peu, donc j'ai attendu avant d'en parler à Ian. Je gardais le secret sur mes envies de maternité.

Mais… elle n’était tellement pas de trouble comme bébé, ma toute douce Élodie, j'avais du temps pour retourner la question de tous les côtés.

Chose surprenante pour moi, je gardais toujours le secret, et en plus mon idée demeurait.

Et pour être honnête, je croyais qu'il ne serait pas d'accord. Moi j'ai toujours voulu 3 enfants du plus loin que je me souvienne, alors que Ian en voulait 2. C'était parfait, car moi j'avais Sharly et on en ferait 2 ensembles.... comme ça moi j'en aurais 3 et lui 2. La vie a un peu bousculé mes plans. J'ai 2 enfants vivants et en santé et j'ai Sharly au ciel, mais ca manque j'en veux un autre, une famille 2 adultes 2 enfants, je ne trouve pas que c'est assez. 3 enfants c'est mieux, ils ne sont pas obliger de s'accorder toujours ensemble, on a toujours un autre frère ou sœur avec qui jouer si ca marche plus avec l'autre. Ça fait maintenant un mois que l'idée me trotte dans la tête et go je me décide j’affronte Ian.

" Chéri que dirais-tu d'un 3e enfant ? "

Je crois que s'il n'aurait pas voulu, j'aurais triché et fait le tout dans son dos.

Il a souri et dit oui sans hésitation.

On a conçu le bébé à ce moment là. Pas de revenez-y. Ça te tente chérie, moi aussi, et go je suis enceinte ! Je m'excuse pour ceux qui ont de la difficulté, mais ça vraiment pas été notre cas, en fait je crois que Sharly nous donnait un coup de main en haut pour nous trouvez des petits cœurs à aimer au plus vite.

Les pleurs

Je suis dans la catégorie des gens sensibles. Je pleurs facilement. Je suis très connectée avec mon émotionnel et je ne m'en cache pas. Je suis une fille intense d'instincts et de sentiments. Pourtant, je ne crois pas que c'est ce qui saute aux yeux lorsqu'on me rencontre la première fois, ni même la centième fois.

Je ne pleurs pas pour rien ou de façon abusive. Je pleurs simplement lorsque j'ai de la peine. Parfois c'est juste des yeux pleins d'eau et d'autre fois c'est avec force et rage.

Pour survivre au deuil de ma fille j'ai dû accepter de pleurer et pleurer encore. Parce que ça a fait mal, atrocement MAL!!!

Au fil du temps mes larmes sont devenues mon jardin secret, juste à moi.

Parce que les gens oublient...

Non, c'est pas vrai. Ils n'oublient pas, mais ils ne veulent pas se rappeler, ils ne veulent pas me blesser ou plus malheureux encore ils ne veulent pas se blesser eux-mêmes.

Pourquoi, est-ce mal de pleurer ? 

Je ne pleurs pas parce que je refuse la vie. Je ne pleurs pas parce que je m'apitoie sur mon sort. Je pleurs parce que ÇA FAIT MAL en dedans de moi. Je pleurs parce que mes valeurs les plus profondes ont été ébranlée voir effondrée. Je pleurs parce que je sais que moi je vis. Je pleurs parce que je sais que je vais continuer à vivre encore longtemps.... Je pleurs parce qu'elle ne reviendra pas.

C'est correct de pleurer. Il ne faut pas avoir honte. Peu importe le temps qui a passé.

Il n'y a pas de temps défini pour pleurer et pour ne plus pleurer. On est tous différents et on a tous nos émotions. On a chacun son rythme et il faut se donner le droit d'être des humains qui ont du coeur au ventre.

Je ne me suis jamais privée de pleurer, et je l'ai même recherché parfois comme j'en parle un peu dans la peine. À plusieurs occasions, souvent lorsque j'étais seule à la maison où en auto pour me rendre au travail j'ai crié le saule ou je dois vivre pour ne citer que celle-là. Parce que les chansons c'est des beaux outils pour se libérer des noeuds de peine en dedans.

Dans ma fable (Un papillon, une coccinelle et un singe) je fais un petit lien sur l'eau et la vie. Je crois sincèrement que l'eau c'est l'origine de la vie. Et comme la nature a besoin d'eau pour vivre, les humains ont besoins des larmes pour faire naître la vie en eux.

Regardez vos plantes oubliées dessécher dans un petit coin... elles sont toutes ternes, toutes molles, toutes flasques. Lorsqu'on leurs donne de l'eau, qu'on les tourne vers le soleil, qu'on leurs fait jouer une petite chanson ou qu'on leurs donne de l'affection. C'est comme si elle n'avait jamais dessécher, jamais ternis, elle redeviennent toute verte et magnifique. Elle se redresse fièrement toujours plus forte.

Ne devenez pas comme ces plantes vertes qui meurent seulent dans leur coin. Osez pleurer votre peine pour vous garder en vie, garder votre souplesse et votre vigueur. Prennez soin de vous si vous êtes triste parce que vous avez le droit, c'est humain.

C'est ce que j'ai fait et aujourd'hui je vis sainement et mon deuil va bien. J'ai une belle relation spirituelle avec ma fille au ciel, mes filles connaissent leur soeur et je vous partage tout ceci avec une paix intérieure.

Puissiez vous trouvez cette paix et Merci d'être là

xxx






Extrait d'un chapitre: "Mario Pelchat"

Des amis ont gagnés des billets pour aller voir Mario Pelchat et nous en ont offert à Ian et moi. On vient d’aller voir son spectacle dernièrement, mais il n’a pas chanté ma chanson…

J’ai besoin qu’il la chante ce soir.

Il a une façon tellement particulière de chanter, c’est magnifique, son âme est nu, il livre toute son émotion.

Il a perdu sa sœur lorsqu’il était plus jeune et a vécu le drame au travers ses yeux d’enfant et a vu aussi ce même drame dans le cœur de ses parents. Il en a fait une chanson absolument merveilleuse et j’aimerais tellement l’entendre et le voir chanter celle-ci.

Nous sommes à la 10e rangée environ, je ne suis plus certaine, il commence à rencontrer en quelques phrases à peine le drame de sa famille. Je pleure et je pleure fort... les premières mesures commencent.

« Je dois vivre »

Juste le titre est révélateur. Il faut vivre… on ne veut pas, mais c’est notre devoir. Ma vie a continué pareil, je ne le voulais pas.

« Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu, ou qu’est-ce que je n’ai pas fait, pour qu’on m’arrache des yeux le fils en qui j’espérais »

Pourquoi moi, pourquoi ma fille, encore et encore toujours la même question. J’ai accepté, mais je n’ai pas encore compris.

« C’est sans issue, je dois vivre »

Et c’est ce que je suis entrain de faire, je suis entrain d’y survivre !!! C’est enrageant, c’est injuste, je ne l’ai pas voulu. Mon Dieu que je ne le voulais pas y survivre… Je dois le faire.

« J’ai l’âme à la dérive, on a brisé mes entrailles »

Je me sens comme un grand canyon, comme si j’avais une énorme cicatrice qui me coupait en deux et que l’espace est trop large, trop brisé pour être recollé. Jamais je ne guérirais.

« C’est un môme qu’on enterre, un souffle qui ne saura jamais ce qu’est l’amour »

La vie c’est arrêter, notre vie s’est arrêtée le 8 novembre 1998. Elle ne grandit plus, elle n’ira jamais à l’école, elle n’aura jamais de peine d’amour, elle n’aura jamais d’enfant dans son ventre… Ma fille n’a vécu qu’un souffle de vie c’est injuste.

« J’accepterais vos paroles pour me voler un sourire, mais c’est plus tôt votre épaule qui saurais mieux me guérir »

Dans la chanson on entend la résignation… la vie qui se poursuit, comme elle doit le faire et la fatalité de devoir encore avancer... sans elle.

« Comprenez vous ma douleur, le sort auquel on me livre, car c’est ma chair que je pleure »

J’aimerais le crier haut et fort, ca fait mal, ca fait encore mal et ca va toujours faire mal. Je me sens seule avec tout ca, parce que même moi je ne le comprends pas toujours, je ne l’écoute pas tout le temps. Parce que ma vie CONTINUE toujours.

« Un ange au ciel, mais à regret des yeux qui ne verront plus poindre de le jour »

Quels yeux en plus, des yeux couleur soleil, qui… sont fermés à tout jamais.

« Et puis désormais j’aurais comme tant d’autre à m’y faire, accumulée les années, accumulée les prières, mon espérance à du prix et ma raison me délivre »

C’est ce qui me peine là, maintenant. Le temps qui passe, ma vie qui reprend un sens contre ma volonté, mais de mon pleins gré pareil.

« Quand j’aurais atteint l’heure du dernier soupir […] aurais-je un ange pour me soutenir, aurais-je ces yeux là pour m’accueillir »

Mon Dieu, s’il vous plait !!!

C’est ce qui me déculpabilise à avancer, juste l’idée de la revoir un jour, de la serrer dans mes bras et plus jamais la perdre.

« Aurais-je ces yeux là pour m’accueillir »

Il ne le répète pas dans la chanson, mais moi je la remets juste pour l’entendre encore et encore, c’est mon espoir à moi. Revoir ses magnifiques yeux bleus.

Merci Mario et mes sympathies à toute ta famille qui a vécu ce drame. De ne pas se sentir seul, de voir que la vie a continué pour d’autre famille, j’en ai de besoin, Merci.





Pour l'entendre ou Pour l'acheter s'il vous plait ne piratez pas et payez vos droits d'auteurs.


Extrait d'un chapitre: "Le Saule"

Isabelle Boulay a chanté une magnifique chanson avec beaucoup d’émotion écrite par Francis Basset qui a été un refuge pour moi. Un petit moment douillet, rien qu’à moi pour pleurer. Une pause où mon vide s’est rempli… de larmes, mais rempli quand même. Une chanson avec laquelle je me suis permise de crier, voir même, de hurler ma souffrance. Je vous en cite des grands bouts pour vous partager cette époque, ces émotions qui m’ont dévastée.

« Sans toi j’ai essayé de m’étourdir, de courir les plaisirs, sans toi, sans toi, mais c’était juste des confettis dans mes cheveux, j’avais les yeux remplis de larmes »

C’est exactement ma conviction de ma vie sans elle, rien que des confettis. Juste des petites rondelles de papier qui font sourire lorsqu’elles sont lancées et qui partent au moindre vent. Juste du superficiel qui n’assèche pas mes larmes, qui ne console pas ma peine. Je vis c’est sur, mais quelle vie ?

« Et je reste plantée là déracinée de toi »

Mon enfant c’est la chair de ma chair, je l’ai porté dans mon ventre. C’est tellement vide en moi, mon ventre est vide, mon utérus est inutile, mes seins sont vidés. Déraciner est un bien jolie mot pour dire l’horreur que je ressens en moi. Et comme les paroles le disent, je reste plantée là, je fais rien, je ne bouge pas… je subis et je ne peux rien n’y faire.

« Je suis un saule inconsolable, le plus désemparé des arbres »

C’est des mots qui qualifie tellement ma peine, je suis là sans ma fille et je ne veux pas de la vie sans elle, je me sens seule, tellement seule. Je ne vois pas comment je pourrais survivre à sa perte et j’en ai vraiment pas du tout l’intention.

« Mais qu’est-ce que ca peut faire l’amour, la guerre, Je t’aime, Je t’aime »

Ma fille est importante, le reste… je m’en fous complètement. La terre pourrait exploser et je serais juste contente de la revoir plus vite. Je ne souhaite pas de malheur, en aucune façon, mais… j’ai mal et elle me manque.

« J’ai des milliers de feuilles pour t’écrire, te parler de ma vie sans toi, te dire, te dire, te dire des mots qui voudront dire toujours, j’ai besoin de toi, si loin de moi, irremplaçable »

La psychologue m’a acheté un cahier avec des marguerites, une espèce de journal intime, pour que j’écrive à ma fille lors de mes visites au cimetière… Je n’ai jamais rien écrit dedans. Je le regarde dans ma table de chevet… je ne veux pas lui écrire, je veux la voir rire, la voir sourire.

« Toutes les bulles des champagnes de France, peuvent t’éclater là sous mes branches… sans toi c’est de l’eau, de l’eau salée des pleurs ».

Tout goute salé exactement, tout goute les larmes, tout est fade. J’ai de la peine. Je sais souvent je le cache bien, mais que pouvez vous y changer et surtout je ne veux pas vous en faire à vous aussi. Mais j’en ai beaucoup de la peine, mes yeux ne brillent plus, ils sont éteint. Les yeux des gens qui ont beaucoup souffert et qui souffrent encore ne sont pas pareil que les autres, il y a un petit quelque chose dedans d’impossible à décrire, mais je le reconnais quand j’en croise des yeux de l’horreur, de la grande déception, de la grande tristesse, de la souffrance pure, celle qui ébranle les valeurs de l’homme.

Merci Françis, merci Isabelle vous me faites du bien. Désolée si je me permets de vous tutoyer, mais… vous avez partagé sans le savoir tellement d’intimité que… j’ose.

MERCI !!!








Extrait d'un chapitre: "La peine"

La perte de ma fille c'est difficile à accepter. Que je le veule ou non, un jour je vais boucler la boucle. Je sais que ça va être long et c'est aussi ce que je souhaite... que ça soit long, très long. Après tout c'est la chair de ma chair.

Pour m'aider, vous pouvez me raconter vos souvenirs.... j'en ai de besoin. Même si ca me fait pleurer. Osez me partager vos émotions, vos pensées. C'est sûr que je ne suis pas la meilleure personne pour vous consoler, mais j'aimerais pleurer avec vous. J'ai de besoin de savoir que vous aussi vous y pensez, qu'elle existe encore pour vous aussi. Il ne faut pas avoir peur. Vous ne me ferez pas plus de peine que j'en ai déjà.

Ne me racontez pas des histoires d'accidents ou un autre drame que vous avez vu ou entendu, ça, ça me blesse de savoir que l'horreur fait des victimes encore. Parlez-moi de votre deuil à vous.

J'ai besoin de pleurer encore, je veux pleurer sa mort. Parce que je ne veux pas l'oubliée, je veux qu'elle vive encore et encore... si c'est mes larmes qui la garde vivante et bien je ne veux jamais qu'elles cessent de couler.

Extrait d'un chapitre: "6 ans"

Ce matin le soleil s’est levé pour le 6e anniversaire de Sharly…

Je travaille maintenant avec l’équipe d’impôt et nous sommes dans le jus, mais je prends congé pareil. Ma patronne est vraiment compréhensive et elle a accepté de me donner congé.

Nous nous sommes réunis une fois de plus sur sa pierre tombale, j’ai allumé un numéro 6, je lui ai apporté des fleurs…

Je regarde Magalie bébé et j’imagine Sharly…

Durant le dernier été nous étions allés en Gaspésie pour nous recueillir sur la tombe de ma grand-mère à Val-Brillant. Un très petit cimetière.

Je revois Sharly qui s’amusait innocemment à se promener autour des monuments. Ça me fait sourire.

Peut-être que c’est ce qu’elle fait lorsque nous quittons… elle s’amuse à explorer le cimetière. Un enfant c’est tellement insouciant, innocent, c’est magnifique. Mes larmes coulent et je souris.

‘’ Joyeuse anniversaire ma grande, je m’ennuie de toi et je t’aime… ‘’

Extrait d'un chapitre: "Soleil tranchant"

En cette fin de printemps 2009, j’ai eu la chance de connaître une merveilleuse personne. Une fille qui rayonne littéralement. Un nouveau soleil dans ma vie, bien vivante.

Notre nouvelle passion pour l’escalade et le synchronisme de nos vies totalement différentes, mais essentiellement identiques nous a permis de développer un contact privilégié, une nouvelle amitié.

À l’âge adulte, c’est tellement difficile de se développer une nouvelle relation amicale avec des bases sincères et solides. C’était tellement plus simple lors de l’enfance et même avec la fougue de l’adolescence. On avait juste à être ensemble à l’école, notre occupation principale, et jouer ensemble à des jeux simples bien souvent inventés les jours de congé ou parler des heures au téléphone. Dans la vie d’adulte, on a tous nos vies, notre travail et bien d’autres nombrils à s’occuper que le notre.

Et bien, croyez le ou non, nous avons eu le privilège d’employer la même recette malgré les obligations, le travail, les enfants et les conjoints. Juste avoir du temps ensemble à faire une activité agréable et s’ouvrir à l’autre sans attentes. Grâce aux coupures budgétaires de son employeur, elle a dû prendre un minimum de congés sans solde par année. Des journées complètes à profiter de la vie ensemble, sans stress d’horaire aucun, sans planning juste le moment présent.

Des nombrils de semaine, comme elle se plait bien à les appeler, majoritairement ensoleillés. On a profité de ses journées pour grimper évidemment. Le plus magique c’est qu’on se programmait notre journée de grimpe à l’agenda, on se croisait les doigts pour que le soleil soit au rendez-vous… et ça marchait.

Nous avons visité bien des sites de grimpe et exploré notre petit bout du Québec, notre critère de sélection était l’endroit où la journée serait la plus ensoleillée. Nous avons pris des milliers de photos. Son positivisme me rafraichissait complètement.

Et comme si ce n’était pas assez ces rendez-vous en pleine semaine de fou et pour mon plus grand bonheur à l’automne nous avons eu plus de temps. Ma nouvelle amie a dû prendre un congé maladie pour se reposer et se remettre en question. Un dur moment à passer pour elle, mais qui, je crois, a été décisif dans sa vie. Nos rendez-vous se sont raffinés, je lui ai ouvert mon livre et notre amitié s’est consolidée. Sans le savoir on s’est rejoint dans le deuil et je crois sincèrement qu’on s’est mutuellement beaucoup apporté.

Nos rendez-vous hebdomadaire ou bihebdomadaire m’ont fait le plus grand bien. Ils se sont poursuivi jusqu’à son retour au travail à la fin de l’été suivant. Et l’arbre de notre amitié a pu pousser et il a permis à ses racines de grossir et de bien s’implantées dans le sol.

Durant le 2e été nous avons établi notre siège sociale de grimpe à la Montagne du tranchant, et c’est notre place depuis. Lorsqu’on voit le ciel bleu rempli de soleil, on sait que c’est un soleil pour grimper au tranchant. C’est tellement une belle montagne, un beau site, le dépaysement total. Évidemment, nos journées se sont espacées, boulot oblige. Mais dès qu’on peut, on y va, même encore aujourd’hui.

Une fois je me rappelle des nuages bien épais cachaient les rayons, mais c’est comme si la pluie refusait de tomber dans notre voie et on a grimpé pareil. Deux passionnées qui sont revenues à l’auto toutes mouillées, mais avec un sourire sublime.

Cette année, notre 3e année d’amitié, nous avons commencé à parler projet. Comme je vous ai dit, nos vies sont totalement différentes et identiques en même temps, mais c’est comme si la vie nous change et tranquillement nous envoie dans la même direction au niveau professionnel. Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve, mais je fais confiance à la vie. Si nous avons l’occasion de démarrer un projet X et bien j’en serais enchantée Mlle. Si ce n’est pas le cas et bien on se gardera nos petits nombrils justes pour nous et notre équilibre mental.

Si je vous partage le tout aujourd’hui, c’est que j’ai eu droit à un bel après-midi de grimpe surprise par un beau ciel bleu avec un soleil qui illumine. Comme pour nos plus belles journées d’escalade sur cette magnifique montagne du tranchant avec un beau soleil tout chaud. Un soleil tranchant. J’étais avec un autre grimpeur et même sur une autre paroi, mais je me suis arrêter pour regarder le ciel, sentir le soleil et me rappeler ces souvenirs de mon amie.

Je remercie la vie de t’avoir mis sur ma route au départ de notre amitié, mais surtout parce que tu continues à m’accompagner sur celle-ci régulièrement.

Extrait d'un chapitre: "1er Halloween"

Cette fête me rend triste…

Depuis le décès, le soir de l’Halloween, nous fermons toutes les lumières et allons écouter la télé au sous-sol. J’aime bien éviter cette fête, mes souvenirs sont trop forts. Avec la petite nous n’avons d’autre choix que de célébrer.

J’ai mis quelques décoration à la maison, vraiment très peu.

J’ai acheté un costume de lion un peut trop grand pour Magalie. Elle est vraiment mignonne, surtout lorsqu’elle s’amuse à imiter le rugissement.

Magalie est bien impressionnée par les décorations et les maisons de nos voisins. Nous avons fait deux ou trois rues et le sac était déjà plein. Nous nous sommes donc rendus jusqu’au cimetière et on y a mis quelques bonbons avec un petit épouvantail décoratif dans le bac à fleur de Sharly.

Ce fût difficile pour Ian et moi, mais une étape a été franchie ce soir. Malgré nos yeux tristes, Magalie a quand même eu un super bel Halloween et nous aussi.

Extrait d'un chapitre: "Toute douce"

Nous avons décidé d’avoir un autre enfant. J’ai commandé un bébé calme. Encore une fois la nature nous a bien servi, je suis tombée enceinte tout de suite.

Le bébé est doux dans mon ventre. Ce n’est pas des coups que je reçois, c’est des caresses toutes douces. Ce bébé est rempli de douceur, c’est un amour de bébé je le sens. La grossesse ressemble beaucoup à celle de Sharly, et j’en suis heureuse. J’étais prête à affronter les souvenirs maintenant et en quelque sorte je le souhaitais aussi.

Mon expérience de maman commence à vraiment paraitre aux yeux de tous… Nous avons Magalie et j’ai un ventre énorme. Une maman avec un grand M.

Nous avons conservé la surprise une fois de plus et refuser de connaître le sexe avant la naissance. Cette fois ci pour de vrai par exemple, à Magalie nous l’avions fait marquer sur un bout de papier et sceller dans une enveloppe au cas où la tentation serait trop forte. Mais la surprise en valait le coup et était meilleure que tout. Nous étions sûrs de nous maintenant.

Nous nous sommes mis d’accord sur un nom de fille encore une fois. Je trouve le nom mélodieux, c’est vraiment son nom il n’y en a pas d’autre.

En février 2003, j’ai mis au monde ma très chère Élodie. Un beau bébé calme et patient. Une Élodie toute douce.

Notre Magalie est devenue une grande sœur, sous mes yeux j’ai vu son attachement spontané et maternel pour ce petit bébé… sa petite sœur.

Merci !  Ça fait tellement de bien.

Mon cœur a toujours mal, mais… maintenant j’ai une image de grande sœur pour Sharly. Mon cœur de maman est touché et ému.

Ma Élodie toute douce dort dans son petit chariot à roulette, elle est magnifique. Papa vient de partir pour la maison avec Magalie et je suis seule avec mon trésor. Dans son petit berceau je lui ai mis un Tigrou endormi. Nous avions donné un Winnie à Magalie qui dort encore avec elle dans sa chambre et pour Élodie c’est Tigrou. Je crois que Tigrou aurait mieux correspondu à Magalie, mais l’important c’est que ces personnages sont là pour veiller sur elles durant la nuit. Ils ont été choisis pour symboliser leur grande sœur qui veille sur eux lors de leur sommeil. Sharly adorait les personnages de Winnie l’ourson.

La douleur n’est pas disparue, mais j’ai trouvé une formule pour apaiser la souffrance et je crois même qu’une toute petite partie est guérie.

Avec ce bébé tout neuf j’ai franchi une étape. Je suis redevenue une maman au pluriel officiellement comme je l’étais dans mon cœur.

Extrait d'un chapitre: "Tranquille"

Pour avoir Magalie j’avais besoin d’une coupure avec Sharly, j’avais besoin d’un bébé vraiment différent. Je voulais que mes enfants aient chacun leur place dans mon cœur. Je ne voulais pas remplacer Sharly.

Comment ai-je pus penser ça… il n’y a pas plus élastique qu’un cœur. Chaque personne y fait sa place sans déranger la place des autres peu importe qu’il soit vivant ou mort.

Mais j’ai découvert que j’aimais bien entrevoir Sharly dans certain geste de Magalie… c’est comme si elle vivait encore un peu au travers d’elle.

Peut-être que je serais prête à avoir un bébé plus tranquille, mais pas un ange évidemment… un enfant normal et plus facile que Magalie.

Un vrai tranquille pour nous donner un répit un peu. Une personnalité un peu comme celle de Sharly. Je me sentais prête et j’avais le goût d’avoir un nouveau bébé.

J’avais peur quand même…

Mon dieu serait-il possible qu’on ait un autre enfant sans perdre le premier…

J’ai peur, je ne veux pas perdre Magalie. Je veux la voir grandir, vieillir. Je veux qu’elle me donne des petits-enfants. Je veux…

‘’ Sharly tu dois veiller sur ta sœur ’’

‘’ Toi là-haut et elle ici bas ?!?! D’accord !!! ’’

Extrait d'un chapitre: "3 pattes"

Magalie comment à se promener dans la maison.

Elle marche une patte à genou et l’autre debout…

‘’ Ian, Magalie marche à 3 pattes comme Sharly !!! ‘’

Ça n’a pas trop duré longtemps, dès qu’elle a pu elle s’est levé debout complètement.

N’empêche que j’ai toujours trouvé la façon de marché à 3 pattes de Sharly assez particulière et jamais j’aurais cru voir Magalie faire de même.

J’ai mis au monde de vraies sœurs.

‘’ Merci ! ’’

Ça me fait vraiment chaud au cœur de voir qu’elles se ressemblent un peu.

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