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Mon rayon de soleil, Sharly, est décédé le 8 novembre 1998. Aujourd'hui, je suis une survivante et je me suis reconstruite tranquillement avec le temps. Je souhaite vous partager cette route rempli de larmes et de bonheur. Bonne lecture

Extrait d'un chapitre: "Couple"

Je ne vais pas bien, l’anniversaire de décès et novembre me dépriment. Tout ce temps qui passe, toute cette mascarade de la vie et j’ai toujours mal. Je n’ai plus rien pour m’évader, plus de grossesse, plus d’allaitement, ma famille est finie, il ne reste qu’à vivre la vie et à regarder les enfants grandir.

Mon chum me tape sur les nerfs. Il est un peu moins stressant depuis qu’il a été en congé forcé, mais je me dis que nous deux ça ne marche plus. Je crois qu’Ian a de la difficulté à gérer la vie de grosse famille. Peut-être que c’est moi la coupable aussi, je ne suis plus la même… les enfants me font sourire, je m’amuse, mais mes yeux ne brillent pas et je bois. Mon étincelle est sûrement encore allumée, mais je ne vois pas la flamme, elle est fatiguée. 

En perdant ma fille, j’ai rejeté la maman en moi, j’ai rejeté mes désirs de famille, j’ai rejeté la vie… Puis j’ai eu le goût de me marier. Je croyais que Sharly nous avait unis pour toujours Ian et moi, que c’était son souhait que nous demeurions ensemble. J’avais envie d’y croire moi aussi à cet amour.

En fait notre couple ce remettait relativement bien de la perte de Sharly, nous étions relativement heureux comme couple ou au moins sur la bonne voie. Je crois que c’était le but du mariage de célébrer cet amour qui a survécu au pire. La petite fille en moi y croyait plus que tout.

Il y a eu l’épisode des mains trop longue à Ian et… comment dire j’ai passé par-dessus en me disant qu’il n’était qu’un simple homme et qu’encore une fois, j’avais des valeurs et des idéaux trop grands pour la vie. Notre couple s’est rafistolé assez bien et surtout parce que j’ai eu le goût d’avoir d’autres enfants. Le besoin de vivre la vie devait être trop fort.

Nous avons donc, avec l’aide de mère nature, fait des enfants à répétition… c’est simple durant ces 4 années de mariage j’étais enceinte ou j’allaitais. Je crois que l’espace entre l’allaitement et une nouvelle grossesse a duré au maximum 1 ou 2 mois tout au plus à chaque fois. Comme si je fuyais ma peine, ma souffrance, mon vide en compulsant maternité. Il me semble que je cours depuis le mariage…

Je suis en combat contre moi-même. Je voulais me marier avoir des enfants, vivre la vie comme elle se devait de l’être, mais en même temps je trouve ça contre nature de vivre sans ma fille. Mon mal de vivre perdure… Je ne veux pas me séparer, mais on dirait que c’est inévitable. J’aime mon chum, j’aime mon couple et j’aime notre famille. Un combat toujours un combat, j’ai mal, j’ai de la peine, je suis détruite…

‘’ Où suis-je rendu ? ’’

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